Touriste à San Francisco

Dear Tourist,

Bienvenue dans la lecture de cet article sur la première partie de notre voyage dans l’Ouest américain. Je vais vous raconter nos premiers jours de découverte à San Francisco, en Californie.

Nous sommes partis en avion de Paris pour rejoindre San Francisco le 17 août 2018 et nous sommes rentrées le 1er septembre (16 jours). Dans le lot, un jour d’escale à Montréal à l’aller et un second à Toronto au retour.

Notre billet A/R pour San Francisco nous a coûté 500 euros avec la compagnie Air Canada . Au début, nous ne pensions pas partir aux Etas-Unis avec Claire (amie d’enfance avec qui je suis également partie en Indonésie et au Canada). Cependant, avoir l’occasion de partir découvrir cette région éloignée pour un prix plus raisonnable que d’autres a achevé de nous convaincre. Qui plus est, nous avons vite pensé que nous irions également découvrir l’Oregon (état côtier moins touristique que la Californie).

A SAVOIR

 

Pas besoin de visa mais il est nécessaire de faire une demande en ligne nommée autorisation de voyage électronique (AVE) avant de prendre l’avion à destination du Canada (même pour une escale). Il faut aller sur le site web officiel du gouvernement du Canada pour faire la demande. L’AVE coûte 7 $ canadien.

Pour les Etats-Unis, il faut également faire une démarche en ligne ESTA (Electronic System for Travel Autorization). Le formulaire est à remplir sur  le site web officiel du Department of Homeland Security (US Customs and Border Protection) et concerne chaque voyage de moins de 90 jours. L’autorisation de voyage coûte quant à elle 14 USD (= 12 eur). Il est fortement conseillé de faire cette demande au moins 15 jours avant le départ.

La vie sur place est chère, surtout les logements, et surtout à San Francisco ! C’est un voyage qui nécessite de réserver en avance afin d’obtenir les bons plans. Bien que l’option « à l’arrache » soit envisageable, elle risque d’être stressante pour ceux qui ont un budget serré.

JOUR 1 : Vol &  Montréal

 

Nous étions déjà venues à Montréal en 2014 et, pour fêter nos retrouvailles avec la ville, nous sommes retournées dans ce restaurant japonais incroyable : le Saint Sushi Bar (je vous recommande tout particulièrement le « maki Michael Jackson » et le « maki Beatles »). Avant le dîner, nous nous sommes baladées dans le Vieux-Port. Situé à deux pas du centre-ville, il regorge d’activités pour tous les goûts, été comme hiver.

 

– Repas réconfortant –

Nous n’avons pas eu le temps de faire grand-chose d’autre mais j’étais ravie de pouvoir remettre un pied dans cette ville. Nous étions fatiguées par le vol et sommes rentrées tôt nous coucher dans notre airbnb (40€ pour deux, dans une chambre très confortable).

 

JOUR 2 : arrivée à San Francisco & People in motion

 

Première étape après deux vols de sept heures ? Aller poser nos gros sacs à dos dans notre chez nous pour trois nuits. Des amies d’amies nous ont prêté leur appartement à Oakland, une ville située à l’Est de SF (à une vingtaine de minutes en transport). Ce fut bienvenue au vu des prix affolants de la ville en été.

Deuxième étape ? Visiter Oakland et déjeuner (on a faim, on a faim !). Après une balade immersive dans le quartier, on ne trouvait pas de quoi déjeuner et on a fini… au Burger King. Au « menu », du poulet présenté en forme de frites et des burgers écoeurants… Il est inutile de s’étendre sur le sujet.

L’étape ultime et tant attendue ? Se rendre dans le centre, bien sûr ! J’étais impatiente de découvrir l’ambiance de la ville et de me balader au pifomètre.

– Financial District –

Bien que grandement jet-lagguée, mes paupières gonflées ne m’empêchaient pas d’observer avec curiosité tout ce qui nous entourait. Des rues montantes, des Cable Cars, une brume tout à fait atypique et légèrement apocalyptique, d’interminables buildings, du rap qui sort des voitures et nous envahit les oreilles le temps d’un instant.

Cette première impression était d’emblée dépaysante et très excitante, malgré un froid peu californien (d’après mes a priori de touriste naïve). En réalité, il peut faire froid à San Francisco en août et c’est une ville réputée pour sa brume (due à sa position sur le littoral de l’océan Pacifique). Les températures alternent entre 15 et 25 en été et l’eau de l’océan qui borde la ville est fraîche toute l’année.

Après un petit tour dans le Financial District, nous avons marché en direction de Pier 39 (la zone des otaries), proche de l’eau et du Bay Bridge, mais sans aller jusqu’aux animaux marins puisque la nuit est tombée.

– Ambiance –

Ce soir-là, nous avons cherché (de nouveau) un lieu où se restaurer, à croire que le décalage horaire nous met dans un état de survie où seule compte l’illusion de retrouver la pêche par la bouffe. Après l’errance, nous sommes arrivées (sans le savoir) à Pier 39 qui n’est pas seulement la zone des otaries mais surtout des distractions touristiques : des boutiques de souvenirs, de la street food, une ou deux attractions, un concert en plein air, etc.

En regardant autour de nous, et malgré la surstimulation visuelle, mes yeux se sont arrêtés sur… le stand de Corn Dog. Un fantasme culinaire, un met jamais goûté auparavant. Pas très gastronomique me direz-vous peut-être, gras et pas très vegan, certes. Mais…

– Hello fat food my old friend –

Verdict ? C’est gras mais c’est bon.

Retour à la maison où nous avons réussi à tenir jusqu’à 22h avant de nous endormir comme des masses.

 

JOUR 3 : à la découverte de San Francisco

 

Ce jour-là, il faisait beau, on a donc tenté de s’organiser pour rentabiliser notre temps sur place. Nous avons commencé par aller prendre un café dans Oakland, café qui a tourné au brunch. On avait décidément du mal à se dépêcher. Le lieu, très cosy, proposait une exposition gratuite et un toast à l’avocat de rêve. Nous aurions aimé rester là toute la journée à lire et à regarder les gens passer dans la rue. L’adresse ? Tertulia Coffee – 1951 Telegraph Ave., Oakland.

 

– Tertulia Coffee & Gallery –

Nous nous rendons finalement au métro, direction le quartier latin, ses tags et ses fameuses maisons victoriennes. Aspect important à préciser : les tickets de métro coûtent très chers et, aussi étrange et peu écologique que cela soit, le prix d’un trajet en Uber revient souvent au même tarif à deux… L’idéal reste de marcher quand cela est faisable, d’autant que c’est un excellent moyen de découvrir une ville. Malheureusement, à l’image du cliché californien, SF encourage les trajets en voiture par son organisation et son immensité.

Historiquement, Mission District est le premier quartier de San Francisco. Son caractère hispanique reste aujourd’hui très présent. La guide croisée sur place nous a cependant expliqué que de nombreuses rues deviennent branchées et que le quartier s’embourgeoise.

Trois décennies de peintures murales habillent Balmy Alley et ses voisines (découvrir aussi Clarion Alley). Des fresques engagées, militantes, écologiques, commémoratives. Nous avons eu la chance de tomber sur une femme qui expliquait le sens et l’histoire de certaines fresques. Le quartier mérite au moins deux heures de promenade. Nous avons dû y passer le double et n’avons de fait pas eu le temps de nous rendre à Mission Dolores Park. Ce parc avait l’air d’offrir une vue originale et se trouve à environ 30 minutes à pied de Balmey Alley.

– « Past still live » / « Remember the war » –

Pour quelques explications et des tours organisés, il me semble que ce site est utile : http://www.precitaeyes.org/instant-murals.html

 

Le quartier comporte de nombreux restaurants et nous n’avons pas résisté à la tentation de prendre un burrito (j’ai l’impression de parler de bouffe 50% du temps)  avant de nous rendre vers Pier 39.

Nous sommes allées voir les otaries et phoques que nous n’avions pas encore pu rencontrer. Depuis toujours amoureuse de ces animaux marins, de leur drôlerie naturelle et de leur intelligence, j’ai passé plus de vingt minutes à les observer malgré le froid et le vent. Au loin,  on apercevait la prison d’Alcatraz. N.B : il faut réserver plusieurs mois à l’avance pour la visiter, surtout pour les tours le soir.

– Petite sieste en groupe –

Libres de leurs allées et venues, ces otaries sont arrivées à Pier 39 progressivement à la suite d’un tremblement de terre en 1989. Du fait de l’environnement protégé, elles ont été de plus en plus nombreuses à venir s’installer ici. En été, la plupart voyagent pour aller donner naissance à leurs petits.

– Hard Life –

Une dernière photo de Pier 39 pour rendre hommage à cette otarie qui n’a pas arrêté de prendre la pause pendant que je la photographiais. Elle était à l’avant du reste du groupe (qui faisait la sieste), sans doute une jeune otarie indépendante et fière de l’être.

– I’m sexy and I know it –

Après l’incontournable visite du supermarché de la ville pour se donner une idées des produits locaux, nous avons marché vers le départ des Cable Cars. Nous n’étions pas certaines de tenter cette expérience touristique mais le prix était correct (7$) et la fin de journée s’y prêtait bien. Nous savions également que le trajet passait non loin de Chinatown où nous voulions aller.

 

– Cable Car –

On a attendu un certain temps (25mn environ), avant de pouvoir monter. L’attente donnait nettement l’impression de faire la queue pour une attraction, et on s’est laissées prendre au jeu.

 

– dans le Cable Car –

L’expérience fut finalement si insolite et amusante que nous avons fait le chemin jusqu’au terminus. Nous avons eu la chance d’être placées sur l’un des deux côtés du véhicule où il est possible de rester debout.

Une fois descendues, nous sommes remontées à pied vers Chinatown. Nous avons dîné dans Farell Street après avoir vu et traversé Union Square (sympathique à voir mais pas indispensable).

Tout comme pour le Corn Dog, je rêvais un peu d’aller m’acheter un « biscuit de la chance » (fortune cookie) dans Chinatown. Etrangement, il a fallu chercher un moment avant de trouver un restaurant ouvert.

– Chinatown –

Un Chinatown désert, cela fait un drôle d’effet. Le jetlag frappait encore donc atterrir dans ce calme n’était pas désagréable. Résultat du fortune cookie : « Assert yourself, you’re ideas are worthwhile »(affirmez vos idées, elles en valent la peine). Merci cookie, je vais donc écrire un article si c’est comme ça !

 

JOUR 4 : Dernier jour à SF

 

Ce matin, après une bonne grasse mat’, retour dans le Financial District pour se rapprocher du lieu visé : The Walt Disney Family Museum.

D’ici, nous avons pris un Uber Pool vers le musée que je ne pouvais pas louper, fan d’animations que je suis depuis toujours. Le prix de l’exposition nous fait écarquiller les yeux (30$). Etant donné notre budget serré, on hésite, beaucoup. On nous indique qu’une exposition est gratuite en bas. « Think like a child » rendait hommage à Glen Keane (animateur, illustrateur et réalisateur qui a notamment créé les personnages comme Ariel, Tarzan, Aladin,…). Nous y avons passé plus d’une heure et avons finalement renoncé à la visite intégrale du musée, aussi par manque de temps : Un pont connu nous attendait.

On a déjeuné dans le musée (salade étonnement délicieuse) puis, en compagnie des nuages, nous nous sommes baladées jusqu’au Golden Gate. Nous ne pensions pas le découvrir avec autant de brume. D’abord déçue par ce climat et le vent assez terrible, nous avons rapidement tourné la situation en dérision. Voir la brume frôler le pont de la sorte était plus original que le soleil, après tout.

– Avant d’être dessus –

Nous avons choisi de traverser le pont à pied, sans regret ! Le parcourir de cette façon permet notamment de réaliser son immensité.

– Sunny Sunshine – Sur le pont

C’était plus long que prévu, et très bruyant ! On entendait beaucoup le trafic, d’où la satisfaction de rejoindre l’autre côté (pas de café à l’arrivée mais des toilettes). C’est ici que se situe « Marin Headlands », qui offre plusieurs sentiers de randonnées. Les collines montent vers des points de vue sublimes, surtout quand le soleil est au rendez-vous.

– Vue depuis le pont –

Nous avons continué la marche une heure mais le vent nous empêchait de bien profiter du décor. Il a fallu se rendre à l’évidence, il ne faisait pas assez beau pour continuer et la pluie semblait arriver.

– Marin Headlands –

Nous avons dîné à Oakland, d’un très bon burger chez « Roam Artisan Burger » (1951 Telegraph Ave.)

Ce que je n’ai pas encore dit à propos d’Oakland, et qui pourtant dépayse, c’est l’odeur de cannabis omniprésente dans les rues. Certains trouveront ça cool, d’autres déplaisant. Quoi qu’il en soit, nous nous sentions loin de Paris en marchant dans les rues de notre actuel chez nous.

Pendant nos trois jours à SF, il faisait entre 13 et 21 degrés maximum en journée, il y avait souvent du vent et des nuages mais ce climat est assez représentatif de la ville, donc je suis contente de l’avoir découverte de cette façon ! Et la brume a aussi son charme, sinon l’Ecosse n’aurait pas ce succès.

 

Conclusion

 

Pour terminer cette partie sur SF, je peux vous dire que la musique de Scott McKenzie (« If you’re going to San Francisco, be sure to wear some flowers in your hair, … ») n’a pas perdu de sa capacité à rester dans la tête. Pré-ado, j’écoutais en boucle la version du groupe Global Deejays (S. McKenzie se retourne dans sa tombe). Celle de S. McKenzie est sortie en 1967 afin de promouvoir le Festival international de musique pop de Monterey en Californie. « San Francisco » est devenue par la suite l’hymne du Summer of Love de 1967 et de la contre-culture hippie en général. Cette histoire, on la ressent dans l’âme de la ville, dans le style des habitants, dans ce qu’ils dégagent : l’excentricité, l’affirmation de soi et la créativité.

Une réflexion au sujet de « Touriste à San Francisco »

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