Touriste à Santorin et Naxos

Bienvenue dans la lecture de mon premier article de voyage, cher touriste (mais pas trop). J’ai souhaité commencer par la Grèce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, ce pays a tout pour lui : paysages en tout genre, richesse historique, gentillesse des habitants et nourriture délicieuse. Bref, la Grèce est un incontournable, un intemporel. Chacun trouvera ici ce qu’il cherche, selon ses envies du moment. C’est la troisième fois que j’y allais en trois ans, il est donc inutile de préciser à quel point j’ai été séduite et convaincue dès mon premier séjour. J’espère que cette invitation au voyage vous donnera envie d’aller poser vos valises là-bas.

J’ai découvert ce pays en avril 2015 via Athènes, les Météores (monastères perchés sur des pics rocheux dans la ville de Kalambaka) et Santorin. Conquise par cette première rencontre, j’y suis retournée l’année suivante (avril 2016) pour découvrir l’île de Milos. Moins visitée, elle a été l’une de mes plus belles découvertes. Qui plus est, en y allant au printemps, nous avions l’impression d’avoir privatisé les plages et restaurants, tant les touristes se faisaient rares.

Le troisième voyage, que je détaille ci-dessous, était cette fois en mai 2018, pour une durée de 6 jours. Nous avons fait le choix d’aller à Santorin puis de découvrir un peu la plus grande des Cyclades : l’île de Naxos. Ce choix a été effectué après une longue hésitation avec Amorgos. Ce sera pour la prochaine fois, inch’Allah ! Car, comme on dit, jamais 3 sans 4 !

JOUR 1 – Arrivée à Santorin

Santorin, formée par plusieurs éruptions volcaniques, est une île qui a bien plus à offrir que ses célèbres couchers de soleil. Il est tout d’abord très difficile de se lasser de la vue offerte aux quatre coins de l’île, peu importe l’heure à laquelle vous l’observez. Nous sommes arrivés par avion (vol direct de 3h, 180€ A/R avec Transavia) , avec l’impression que nous allions atterrir dans la mer, et le soleil nous attendait. Nous avons rapidement rejoint l’hôtel que nous avions réservé pour une nuit (Apanemo Hôtel). Celui-ci était localisé à Akrotiri, village moins touristique et de fait bien plus calme que Thira ou Oia.

Akrotiri, Santorini

 

Après un déjeuner typique à base de tzatziki (yaourt épais de chèvre ou de brebis avec du concombre, des oignons et d’ail) et de moussaka, nous nous sommes baladés au hasard dans Akrotiri, ne croisant que des locaux. Sur notre chemin, des églises aux murs blanchis et la mer Egée, au loin, agitée par le vent.

 


Apanemo Hotel, Akrotiri.

 

Je me dois maintenant de dire un mot sur notre hôtel…! Nous y avons passé une seule nuit, c’était le craquage « de riche » du séjour : piscine à débordement avec vue sur la caldeira, chambre avec vue et petit-déjeuner de rêve compris. Ok, c’est le cliché du touriste à Santorin, mais nous en rêvions un peu. Il faut dire que se baigner dans une piscine avec vue sur les falaises et villages, c’est une expérience à vivre au moins une fois. Par ailleurs, le personnel était a-do-ra-ble, plein d’attentions, nous offrant par exemple un délicieux cappuccino glacé à notre arrivée.  Soyez de toute façon prêts à recevoir  des averses de gentillesse en Grèce… Vous êtes prévenus !

Petit déjeuner de rêve

N.B. : Pour le coucher de soleil, le point de vue à Akrotiri est moins époustouflant qu’à Thira ou Oia mais il est facile de trouver un spot où observer en toute intimité, sans une foule de touristes (mais trop) qui se prennent en selfie non-stop sans plus prêter attention au lieu.

 

Le soleil qui se couche depuis Thira 

JOUR 2 – Thira et la Plage Rouge

Nous sommes partis visiter Thira, en montant et descendant les escaliers blancs, en découvrant les petites boutiques de souvenirs et de bijoux, un bon « freddo cappucino » à la main. Chacun de mes séjours en Grèce est ponctué par l’engloutissement de nombreux cafés glacés. Alors que je fais l’effort de ne boire qu’un café par jour en France, je perds un peu le contrôle ici et mes bonnes résolutions partent en fumée, ou plutôt en onctueuse petite mousse de lait.

L’après-midi, nous sommes allés visiter la fameuse « Red Beach » (plage rouge). Je l’avais déjà découverte il y a trois ans mais je dois dire que j’en avais oublié en partie la beauté sauvage. Le bleu, le rouge et le noir cohabitent, donnant une impression martienne au lieu. Son sable volcanique surplombé de falaises rouges vaut le déplacement, sans le moindre doute.

Red Beach

Le soir, nous avons dîné chez Ouzeri. Pas de vue sur la Caldeira mais des plats typiques très bien cuisinés. En arrivant, la gérante nous a dit en anglais : « Pas de vue ici, mais de la bonne nourriture », sous-entendu, certains restaurants offrent une vue mais des plats très moyens (et chers). Nous avons dégusté les calamars frits, le poulet souvlaki (brochette grillée), le caviar d’aubergine et, en dessert, le yaourt grec au miel et noix écrasées… Un délice, tout simplement, de A à Z. Bref, un restaurant que j’aime appeler une #valeursure (vous ne pouvez pas être déçus en y allant).

JOUR 3 – Départ à Naxos

Après une matinée repos au bord de la piscine dans un autre hôtel : le Sweet Pop (bon rapport qualité/prix), nous avons rejoint le port pour embarquer dans notre bateau de la compagnie Blue Star Ferries (réservation sur le site Direct Ferries). Le trajet, de 2h environ, était très confortable et nous a donné l’impression de faire une courte croisière. Nous avions la possibilité de nous asseoir dehors ou dedans, avec la vue dans tous les cas. Spacieux, l’intérieur du bateau possède même son propre fast-food et quelques cafés… What else ?

Dans le Blue Star Ferries

Arrivés à Naxos, nous avons marché jusqu’à notre nouvel hôtel : Spiros Hotel (Chora). Une nouvelle fois, nous avons été agréablement surpris. N’ayant pas un budget énorme, il était très agréable de constater que nous avions quand même une belle chambre, une piscine, le tout non loin du centre et de la station de bus.

N.B. : On peut tout à fait se débrouiller sans permis et voiture dans les Cyclades. Les bus desservent bien les différentes zones et il est très facile de faire du stop, sans danger !

Le soir, nous avons écrit nos cartes postales pour nos proches en attendant le coucher de soleil. Nous l’avons observé entre le port et la plage Aeolis Aghios Georgios (à 5 mn de notre hôtel). Nous avons été bercés par le calme : seulement une ou deux personnes à l’horizon, une vue sur Paros en face et de jolis parasols agités par le vent ce soir-là.  Ensuite, il était déjà Tzatziki O’Clock et ça n’a pas été facile de se décider mais nous avons finalement opté pour le restaurant Sarris, sans regret : crevette et poulpe bien frais, un petit dessert offert à la fin du repas, une ambiance calme et sympathique propre aux restaurants dans les Cyclades. On comprend sans difficulté pourquoi les Grecs vivant sur ces îles font partie des personnes qui ont l’une des plus longues espérances de vie (atmosphère zen, féta & huile d’olive). C’est l’île grecque Ikaria qui détient le record, une personne sur trois atteint les 90 ans !

Coucher de soleil entre le port et la plage Aeolis Aghios Georgios

JOUR 4 – Vamos à la plaka

Nous nous sommes levés tôt pour partir découvrir la grande plage Plaka qui fait plus de 4 km à elle seule. Nous avons pris un bus du port (2 euros le trajet) qui nous a déposé juste devant le sable. Plaka est aussi idyllique que sur les photos : tranquille, eau turquoise, entourée par un décor rocheux et… une partie pour les nudistes. Nous n’étions pas au courant et plutôt amusés en passant à côté de ces quelques paires de fesses. (  )(  )

Nous nous sommes ensuite rendus à pied à la plage Agia Anna et c’est ici que nous avons décidé de nous baigner et de nous poser. Gros coup de coeur pour cette petite plage à l’eau encore plus crystalline, bordée de rochers et dominée par une chapelle qu’il est sympa de voir de plus près.  Comme chaque jour, un bon café glacé (vous allez finir par me visualiser tremblante et en tachycardie) que nous avons siroté en regardant les vagues s’échouer doucement sur le rivage. Un véritable sentiment de vacances et de break. Nous étions plutôt contents d’avoir réussi à lire un peu le livre que nous avions pris pour la semaine, plutôt que d’être sur nos téléphones.

Plaka Beach

Agia Anna

 

Le soir, de retour à Chora, nous sommes bien sûr allés voir de plus près la porte du temple d’Apollon. Difficile de rester indifférent face à l’immensité de cette porte dont chaque bloc pèse 20 tonnes (rien que ça). A travers elle, le ciel et la mer d’un côté, la ville de l’autre. Autour, un décor montagneux propre à l’île.

 

La porte du temple d’Apollon – construit vers 530 avant notre ère

JOUR 5 – Filoti et le mont Zeus

L’île de Naxos est riche en possibilités de visite mais nous avons dû faire un choix. Pour cette journée, direction le village de Filoti au coeur de Naxos, recommandé par notre hôtel. Village le plus grand mais aussi l’un des plus charmants des Cyclades, il est proche de la plus haute montagne des îles : le mont Zeus. Au rendez-vous : du blanc, des bougainvillées, des portes bleues, une grande église, un paysage montagneux, du charme, du charme !

Village de Filoti, Naxos

Après une pause yaourt grec, nous commençons la randonnée depuis le village vers le mont Zeus qui se trouve à un peu plus de 1000 m. Etant donné les randonnées que j’ai déjà pu faire en voyage, cette montée me semblait un jeu d’enfants mais a été plus difficile que prévu : nous nous sommes trompé de chemin, nous manquions d’eau et il faisait très chaud ce jour-là, oups..! Pour en rajouter une couche, nous avons grimpé à la pire heure de la journée, vers 13h, donc la lumière n’était pas super. Ces petits ratés ne nous ont pas empêché de finir cette montée et, ma foi, on a dormi sur nos deux oreilles ce soir-là. La randonnée vaut la peine, ne serait-ce que pour la vue qu’elle offre sur les îles.

En montant vers le mont Zeus… Vue sur l’église du prophète Elias

De retour à Naxos, nous avons profité d’une pause piscine bien méritée et, pour le dîner, goinfrage de poulpe grillé chez Nissaki Restaurant, au bord de la plage.

JOUR 6 – de Thira à Oia

Retour à Santorin pour deux nuits. Au programme : faire la randonnée de Thira à Oia (que l’on prononce I-a) pour y voir le coucher de soleil. Touriste ? Oui, mais pas trop, car nous nous lançons dans cette randonnée et prenons le temps de nous imprégner du décor. Je suis tout d’abord surprise de constater qu’on ne croise que deux touristes pendant ces 3/4 heures de marche. Une nouvelle fois, il faisait bien chaud pour notre journée sportive et il y avait quelque chose de plutôt tyrannique sur notre route : des hôtels avec piscine à peu près toutes les 5 mn pendant la moitié du chemin ! Autant vous dire que notre envie de nous jeter dans ces piscines, de prétendre être des clients de l’hôtel, était élevé. Quoi qu’il en soit, des paysages magnifiques et changeants, une véritable immersion pas trop touristique dans l’île de Santorin. Ce calme visuel et auditif uniquement interrompu par le bruit du vent pendant notre randonnée rend l’arrivée à Oia quelque peu déroutante puisque pour le coup il y a presque des bouchons de piétons dans les rues..!

Pendant la randonnée de Thira à Oia

Oia est une carte postale, l’architecture est sublime, mais la foule est difficilement évitable. Après le fameux coucher de soleil, nous avons dîner chez Pita Gyros (kebab incroyable) avant de prendre le bus de retour pour Thira.

Les fameux moulins d’Oia

Arrivée à Oia

Le point globe-croqueuse

La nourriture occupe une place centrale dans mes voyages, c’est pourquoi je vous fait le récap’  suivant : Restaurant coup de ♥ à Santorin ⇒ Ouzeri (dîner, Thira) et Mama’s house (petit-déjeuner/brunch, Thira), Pita Gyros (meilleur kebab du séjour, Oia). A Naxos ⇒ Sarris Restaurant (dîner, Chora) et Meli Kai Kanela (verre ou petit-déjeuner, Chora).

 


Cappuccino & Co 

Le freddo cappucino nous manque déjà beaucoup !  

Pour finir, je vous livre cet extrait d’un petit livre intitulé « Pensées grecques » : « Est maître de ses plaisirs, non celui qui s’en abstient, mais qui en use sans excès; de même qu’on est maître d’un navire ou d’un cheval, non en s’en passant, mais en les dirigeant où on veut » (Aristippe, disciple de Socrate). A l’exception des excès de café glacé, c’est dans cet esprit que nous avons chéri chacun de ces moments de voyage. A quand le quatrième voyage en Grèce ?

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